![]() |
|
|
|
|
|
|
Copyright © 2002/2005 - all right reserved |
Gastador VIII, Champion d'Espagne
1985-1991 (Haras Cardenas)
UN MARCHE QUI CHERCHE SES MARQUES
L'engouement pour les chevaux ibériques, en Allemagne et en
Suisse particulièrement, a pris de l'ampleur depuis que la
Péninsule a pu remporter la guerre contre la peste équine qui a
longuement bouclé ses frontières, entre 1989 et 1993. De
nombreux cavaliers-propriétaires ont opté pour l'achat de
spectaculaires "chevaux de rêves" sans en maîtriser le parfait
fonctionnement, sans en connaître les critères de sélection. Il
fut alors aisé pour des marchands peu scrupuleux et des écuyers
se réclamant élèves ou disciples de grands noms de l'équitation
classique de réaliser des affaires en or dans un marché très
demandeur et peu exigeant.
ACHETER UN CHEVAL ? OUI. MAIS D'ABORD
SAVOIR S'EN SERVIR.
Génétiquement et morphologiquement
parlant, le cheval ibérique est fondamentalement différent des
autres races de chevaux de sport. Leur élevage et leur dressage
se font dans des conditions peu connues dans le reste de
l'Europe. L'équitation, si elle peut souvent se targuer de
remonter aux sources pures de l'équitation classique de
tradition française, est dans sa pratique actuelle la plus
courante liée à des pratiques, des attitudes, et des aptitudes
bien différentes de celles rencontrées dans les écuries d'élevages
nord-européens.
La modestie n'étant malheureusement pas toujours la qualité la
plus répandue dans le micro-cosme du cheval (côté humain s'entend
!!), peu de cavaliers amateurs ou d'écuyers professionnels
acceptent d'être formés lors de stages en Espagne ou au Portugal,
par exemple, où l'on monte "baroque" avant d'avoir l'âge de
marcher sur ses deux jambes!!...
LA PUBLICITE REPOSANT SUR UN SEUL CHEVAL
Bon nombre d'écuries à vocation
essentiellement baroque se sont donc constituées ces dernières
années dans toute l'Europe de l'Ouest, du Sud au Nord. Toute une
série de cavaliers se saluant entre-eux à grands renforts de
titres de "Grands Maîtres" accrochent une clientèle grâce aux
numéros spectaculaires qu ne réalise le plus souvent qu'un seul
cheval de leur écurie. En fait, ce "cheval-locomotive" qui tire
les wagons moins attrayants, a été acquis dans la Péninsule
ibérique, déjà dressé et rôdé au spectacle. De tels chevaux sont
formés pour présenter tout le répertoire du dressage baroque
même montés par des enfants en bas âge.
LE VRAI "DRESSEUR" EST CELUI CAPABLE DE
FORMER UN POULAIN DU DEBOURRAGE AUX EXERCICES DE HAUTE-ECOLE.
N'est pas dresseur qui veut. En d'autres
termes, plusieurs années d'études peuvent faire de nous un
musicien, pas forcément un chef d'orchestre. Un vrai dresseur
est là qui travaille dans la poussière de son manège sueur au
front, crampe aux doigts,aux avant-bras et aux cuisses, à force
de parades, de mouvements de la chambrière, d'impulsion
commandée par les jambes. Et le travail se fait dans le silence
mais avec des effets évidents, jour après jour, semaine après
semaine.
Placer un jeune cheval chez un cavalier, si élégant, si stylé
soit-il, qui n'aurait ni la formation, ni le talent d'un
dresseur, c'est hypothéquer gravement les chances de succès et
l'avenir d'un cheval, c'est perdre du temps précieux, et donc
beaucoup d'argent.
L'ennui, avec les écuyers professionnels peu doués, c'est qu'ils
vous disent très rapidement que votre cheval n'est pas assez
doué, pas assez coopératif, qu'il est trop stressé, trop nerveux,
qu'il faut donc de la patience. Et c'est justement sur cette "patience"
que comptent les professionnels peu scrupuleux pour encaisser
les pensions et leurs honoraires.
POURQUOI LES P.R.E. SONT-ILS SI RECHERCHES ?
Le P.R.E. est pour ainsi dire un cheval de grand luxe dont les
fins connaisseurs disent "que sa noblesse et son intelligence en
font le meilleur cheval au monde." Il est indéniable que le
P.R.E. fascine par sa grande beauté, la rondeur de ses formes,
le comfort de ses allures; mais son plus gros avantage sur les
autres races est sans doute sa faculté d'apprendre davantage et
beaucoup plus vite les leçons de dressage.

UNICO XXIX, (Haras Salvador Cortès)
LA QUALITE A PRIX D'OR
Depuis l'ouverture des frontières, et
après les "chaudes" années de la peste équine, l'exportation de
chevaux de race plus ou moins pure s'est donc accélérée d'Espagne
vers le reste de l'Europe et même vers le Continent Américain.
Parallèlement, les prix des chevaux de très bonne qualité ont
décuplé en dix ans. Profitant de l'embellie économique presque
miraculeuse dont jouit l'Espagne, de nouveaux "senoritos" locaux
se sont adonnés à la mode de déambuler dans les "Férias", en
selle sur des chevaux de grande valeur. A tel point que les
meilleurs P.R.E. trouvent sur le marché local des preneurs à des
prix records, sans devoir nécessairement s'expatrier vers le
Mexique ou la Colombie pour atteindre des chiffres à cinq zéros
!! Actuellement, un excellent représentant de la race P.R.E. a
une valeur qui peut se situer dans une fourchette entre 30'000
et 90'000 Euros, étant entendu que les grands élevages ne
lâchent jamais leurs meilleurs étalons pour quelque somme que se
soit.