Au vu de la situation
actuelle et de celle que nous
envisageons pour les années à
venir, le nombre de poulinières
que notre pays devrait compter
se situe aux alentours de la
centaine.
Ce chiffre n’est pas pris au
hasard, il correspond à un
certain nombre de paramètres qui
ont
été étudiés. Il s’agit du nombre
de journées de courses, du
nombre de courses et des
directives européennes qui nous
sont imposées.
100 poulinières devraient
permettrent à une trentaine de
poulains par génération d’avoir
un programme de courses
équilibré où les meilleurs
s’affronteront sans compromettre
les chances de gain des chevaux
de qualité un peu inférieure.
Comme vous le savez, nous devons
respecter la règle prévoyant que
seul 20% des
courses peuvent être
réservées aux chevaux indigènes.
La France, par exemple, la
connaît déjà et vous pouvez
l’observer dans les courses
dites nationales.
L’élevage n’est pas une
science exacte, c’est une
passion, coûteuse, parfois
difficile et ingrate mais qui
fait rêver et qui peut permettre
de posséder un crack.
En Suisse, nous avons la chance
de pouvoir faire naître des
chevaux de races et de
nationalités différentes
et d’importer de la semence.
Chacun, en fonction de ses
idées, de ses moyens et de ses
aspirations, peut trouver dans
ces différentes possibilités un
rapport qualité-prix intéressant
pour faire naître un poulain.
Le trotteur français est une
race, comme le shetland ou le
pur-sang, contrairement au
trotteur indigène ou scandinave.
La France, pour promouvoir
cette race, finance actuellement
des courses dans différents
pays. Nous en profitons et
savourons cette manne imprévue
qui vient augmenter les
dotations et qui permet au TF de
notre pays d’augmenter leur
espérance de gains.
C’est un plus. Cela ne
modifie pas notre programme
d’indigènes non TF. Cela ne
diminue pas leur possibilité de
gains. Il faut donc s’en réjouir
et profiter tant que cela dure.
Faut-il abandonner nos
poulinières non TF pour acheter
des françaises ?
La réponse est clairement
négative.
Il faut avoir de bonnes
poulinières qui font de bons
poulains. Quelle que soit leur
race.
Un poulain TF aura
effectivement, tant que ce
programme sera en vigueur, plus
de courses à sa disposition
qu’un autre. Il aura un plus
grand choix mais pas un plus
grand nombre de courses à faire.
Aujourd’hui, pour produire TF,
il faut remplir un certain
nombre de conditions qui évolue
chaque année. Il faut être
conscient que la France impose
des règles de plus en plus
strictes et il faut savoir que
d’ici 2009, ne pourront produire
des TF que des juments de 1ère
et 2ème catégories
ou des filles de juments
de 1ère et 2ème catégories ou
des juments ayant gagné. Le prix
des bonnes juments va donc
continuer à être élevé, voire
augmenter. Un programme
d’encouragement au retrait des
poulinières de qualité moyenne
est en vigueur et permet à tout
propriétaire de jument TF de
toucher une prime si elles sont
rayées du registre.
Compte tenu de ce qui
précède, on doit conclure qu’il
n’y a pas de réponse précise à
donner. Chacun choisira en
fonction de ses possibilités et
des ses objectifs et c’est ce
qui fera que, vous aussi, ferez
naître des Glamour Fighter des
Cattleya ou des Ludwig du
Martza.
Pour encourager l’importation
de nouvelles poulinières, Suisse
Trot à décidé lors de sa
dernière séance, que les
poulains nés en 2005 à
l’étranger de mères, pas encore
inscrites au Stud Book CH,
seront considérés comme
indigènes si ils sont importés
sous et avec leur mère avant la
fin de l’années 2005. Cela
permettra d’acheter une jument
suitée pleine pour 2006 et
ainsi, faire 2 indigènes. Les
conditions exactes seront
publiées
prochainement.
Comité Suisse Trot, décembre
2004
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